La contrainte d'une croisière n'est pas le poids, c'est le volume : un catamaran n'a pas d'équipet de la taille d'un van. Composer un quiver, c'est donc choisir ce qu'on laisse à terre.
Partir de la plage de vent, pas du catalogue
En saison, l'alizé souffle régulièrement d'est, mais un mouillage sous le vent d'une île peut perdre la moitié de sa force en quelques centaines de mètres. Une semaine complète se couvre en pratique avec deux ailes bien espacées plutôt qu'avec trois tailles voisines : l'aile qui manque est presque toujours la plus petite ou la plus grande, jamais celle du milieu.
Une board, deux usages
Une board un peu volumineuse fait gagner les départs au mouillage, là où le vent est irrégulier et l'eau encombrée. Le litrage qu'on regrette n'est pas celui qu'on porte en l'air, c'est celui qui manque au moment de partir depuis l'arrière du bateau.
Le foil décide du terrain
Une grande surface ouvre les jours creux et les lagons peu profonds ; une surface plus faible garde son intérêt dans les canaux, quand ça envoie. Si vous n'emportez qu'un seul foil, prenez celui qui vous fait partir tôt : un jour sans vent sans le bon foil est un jour perdu, l'inverse est rarement vrai.
Ce qu'on oublie et qu'on regrette
- Un gilet d'impact, porté ou non, mais à bord.
- Une pompe qui tient la pression, et son adaptateur.
- De quoi réparer : bouts, adhésif de réparation, clés du foil.
- Des leashs de rechange — c'est la pièce qui casse le plus.
Le matériel peut aussi se prendre sur place : le parc est au Marin, en Martinique, et le catalogue se compose en ligne sur la page location de matériel.
